Guillaume le Conquérant, Histoire d’un bâtard

Guillaume le conquérant, ou Guillaume le bâtard (c’est un enfant naturel) est nait en 1027 ou 1028 à Falaise, en Normandie. On ne connait pas la date exacte de naissance de Guillaume le Conquérant car les documents retraçant cette période ne sont pas concordants. Guillaume le Conquérant meurt à Rouen le 9 septembre 1087, des suites d’une mauvaise chute de cheval. Il aura été duc de Normandie de 1035 à sa mort et roi d’Angleterre de 1066 à sa mort.

Fils illégitime de Robert le Magnifique Ier de Normandie, Guillaume le Conquérant devient duc de Normandie en 1035 lorsque son père meurt à Nicée en rentrant de  pèlerinage à Jérusalem. Il n’a alors que 8 ans et la bataille autour du duché fera rage pendant plusieurs années. Les principaux barons de Normandie utiliseront sa bâtardise pour tenter de récuser son autorité. De nombreux complots donneront lieu à plusieurs assassinats dans l’environnement proche de Guillaume le Conquérant. Lui même échappera de peu à un attentat. Avec l’aide du roi de France Henri Ier, Guillaume le Conquérant va partir en campagne contre les rebelles normands.  Il défait ses derniers à la bataille du Val-ès-Dunes, près de Caen en 1047.

Cette victoire marque le premier tournant du règne de Guillaume le Conquérant et lui permet de pouvoir enfin reprendre en main son duché, même si il devra par la suite affronter de nombreuses oppositions même au sein de sa famille.
En 1049 Guillaume le Conquérant obtient un mariage avec Mathilde de Flandres, fille de Baudouin V, comte de Flandres. Le mariage sera prononcé au début des années 1050, scellant ainsi une Alliance entre les deux plus puissantes principautés du nord de la France. Dès lors le duc Guillaume le Conquérant devra faire face à de multiples ambitions et dès 1052 le roi de France Henri Ier changera d’alliance afin de limiter l’expansion de son vassal normand. De nombreuses batailles et offensives auront lieu jusqu’en 1060 lorsque Guillaume le Conquérant se verra enfin débarrassé de toute menace sur son duché. Il aura soin de rétablir l’ordre en ayant une judicieuse politique de distribution des terres. Il contrôlera les vicomtes et s’appuiera sur des fidèles (ses demi-frères, des barons et des ecclésiastiques).

Il semble également que dès 1051-1052 le roi Edouard le Confesseur, souverain d’Angleterre ait encouragé Guillaume le Conquérant à lui succéder étant donné que le père d’Edouard et sa mère (grande-tante paternelle de Guillaume) avaient trouvé refuge à la cour normande en 1013 lorsqu’ils avaient été chassés d’Angleterre avant d’y revenir en 1042 afin qu’Edouard soit couronné. Cependant lorsque Edouard meurt en 1066 il n’a pas de descendance et la bataille pour sa succession fera rage. Un temps allié de Guillaume le Conquérant, Harold Godwinson revendiquera la couronne.

C’est en 1066 que Guillaume deviendra véritablement Guillaume le Conquérant, lors de la conquête normande du royaume d’Angleterre et de la victoire de  Guillaume le Conquérant sur les troupes d’Harolds à la bataille d’Hastings le 14 Octobre 1066. Guillaume le Conquérant deviendra ainsi le souverain d’Angleterre, mais il aura malgré tout fort à faire pour conserver sa place et devra même lutter contre l’un de ses propres fils.

PETROPLUS Rouen : Histoire d’une chute

La saga de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, semble incarner l’histoire de la transformation du pétrole en France et en Europe.

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Originellement détenu par le néerlandais Shell depuis 1929, cette usine de production est devenue la propriété du suisse Petroplus en 2008. Cette holding connait quelques soucis financiers, avec notamment le gel par les banques d’une ligne de crédit d’un milliard de dollars,. En conséquence Petroplus prend la décision au début de l’année 2012 de vendre la raffinerie de Petit-Couronne, après avoir arrêté la production.

Retour sur les causes économiques de ce fiasco et sur le combat des salariés, des syndicats et de la direction du site de Rouen.

Un contexte pétrolier en profonde mutation.

Lors des trois dernières décennies, le monde pétrolier en Europe, et notamment en France, a du faire face à de profondes mutations. Jusqu’à la fin des années 70, le principal carburant utilisé par les automobilistes était l’essence, qui fut progressivement remplacé par le gasoil. Aujourd’hui, la consommation de gasoil est d’ailleurs devenue trois fois plus importante que celle de l’essence.Lors des trois dernières décennies, le monde pétrolier en Europe, et notamment en France, a du faire face à de profondes mutations. Jusqu’à la fin des années 70, le principal carburant utilisé par les automobilistes était l’essence, qui fut progressivement remplacé par le gasoil.

Aujourd’hui, la consommation de gasoil est devenue trois fois plus importante que celle de l’essence, impliquant une adaptation des raffineries européennes avec des investissements massifs pour produire du gasoil.

De façon plus générale, la consommation de carburant est également en baisse depuis 2007, mouvement qui devrait se poursuivre, l’heure étant aux voitures propres, aux nouveaux carburants, et à un autre mode d’utilisation des véhicules (transports en commun, covoiturage…).

La faillite du groupe Petroplus et l’arrêt du site de Petit-Couronne.

C’est dans ce contexte très difficile que début 2012 le groupe Petroplus se déclare en faillite, laissant dans l’incertitude la plus totale ses cinq raffineries européennes, et ce malgré avoir affiché jusqu’en 2008 des grands projets ambitieux et des prévisions d’investissement importantes. La raffinerie de Petit-Couronne entre alors dans le chaos.

Au premier semestre 2012, après avoir été mise en cessation de paiement, la raffinerie arrête ses unités de production, et elle dépose son bilan devant le tribunal de commerce de Rouen. Elle est placée en redressement judiciaire pour six mois. En février, avec l’appui du gouvernement Fillon, des négociations avec l’ancien actionnaire Shell aboutissent à un contrat de processing, une première dans l’histoire mondiale du pétrole. Cela permet à la raffinerie de redémarrer, en juin, après quelques travaux nécessaires.

Au second semestre 2012, le tribunal de commerce de Rouen étudie plusieurs offres, toutes jugées incomplètes, notamment NetOil (Dubaï), Alafandi Petroleum Group (Hong Kong), et celles d’autres investisseurs, libyens, iraniens et irakiens. En décembre, faute de prolongation du contrat avec Shell, la direction décide d’arrêt de la raffinerie. Début 2013, malgré le pessimisme ambiant, le gouvernement, par l’intermédiaire d’Arnaud Montebourg, annonce qu’il serait prêt, en cas de repreneur crédible, à prendre une part minoritaire dans le capital. Le délai pour les offres de reprise est une nouvelle fois repoussé, la prochaine échéance étant fixée au 16 avril 2013.

Petroplus, un combat médiatique acharné

Dès l’arrêt de la raffinerie, les administrateurs judiciaires, la direction, les syndicats et les salariés de l’usine de Petit-Couronne n’ont eu qu’une seule idée en tête : faire redémarrer l’activité pour trouver un acquéreur crédible. L’accord de processing conclu avec Shell est d’ailleurs considéré comme une victoire, une raffinerie étant plus facile à vendre quand elle tourne.

La volonté est également de porter le combat à Bruxelles, afin d’obtenir que la Commission Européenne regarde de plus près le dossier et engage un chantier de sauvetage du raffinage au sein de l’Union Européenne. L’objectif est également de pousser la Commission européenne à s’exprimer et à délivrer un message politique clair, afin de rassurer les repreneurs potentiels en quête de garanties sur l’avenir de cette activité en Europe.

Sur le sol français, un combat législatif a également été engagé, notamment par une proposition de loi dont l’objectif est d’instaurer un visa environnemental et social pour les importations de pays tiers afin d’assurer une égalité de traitement des produits.

Sur le terrain, l’ensemble des salariés et des syndicats ne se démobilisent pas et continuent à secouer les médias et l’opinion publique, sur ce chantier économique et symbolique. L’enjeu de ce combat touche l’ensemble de l’activité raffinerie en France, et également en Europe.